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La violence comme le coronavirus…

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

Le virus se répand dans tous les pays, malgré les moyens utilisés pour le combattre, il en est de même pour la violence. Jusqu’aux années récentes les règlements de compte pour des affaires de drogue étaient le fait des grandes villes, en particulier Marseille...

 

 

... Comme le virus on trouve maintenant ces flambées de violence dans les villes secondaires, certaines de moins de 100 000 habitants, parfois 20 000. Dans un article récent le journal « Le Figaro » (1)  a évoqué le problème de ces villes moyennes où il faisait bon vivre et où désormais les habitants n’osent plus sortir le soir : Saint Brieuc, Cahors, Aurillac.. 

Les raisons sont multiples : d’abord la drogue, dont l’usage s’est développé dans toutes les couches de la population, en particulier les jeunes. Transporter et vendre de la drogue rapporte plus que travailler en usine et c’est moins contraignant. Certes il y a le chômage, mais surtout une dégradation du climat social. Les querelles de voisinage se réglaient à l’amiable, maintenant avec un couteau ou   avec une arme à feu. On parle sans arrêt de solidarité, mais c’est un leurre. Les maires de ces communes se battent pour améliorer le climat social dans leurs communes, ils demandent l’aide la police et que leur police municipale soit armée, ils réclament l’aide de l’Etat,  mais on ne peut envoyer en permanence des policiers d’élite dans toutes les communes moyennes.

Que faire : renforcer le pouvoir de la police (critiquée pour ses violences, mettre les marginaux et les sans-emploi au travail comme Staline pour construire la nouvelle Russie, ou XI Jinping avec  ses camps de travail (« dits de rééducation »), possible, mais définitivement adieu à un régime qui se veut démocratique. On peut espérer vaincre le coronavirus en trouvant un vaccin, en confinant les habitants dans leur appartement, mais mettre sous surveillance des milliers de personnes durablement, pas évident. Alors il ne resterait que la contrainte ? La démocratie est réservée à un peuple de dieux…disait Rousseau

 

( 1) Le Figaro du 6 mars 2020,.