socials Twitter SDL Facebook SDL Vimeo SDL

Démocratie en Angleterre et en France, même respect des parlementaires et de leurs votes… ?

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

Absolument pas, et le Brexit vient de le démontrer encore une fois. Theresa May s’est battue pour essayer de faire accepter l’accord qu’elle avait négocié avec l’Union Européenne...

 

...En vain, elle a dû céder la place à un conservateur partisan d’une sortie de l’UE même sans accord, le fameux « No deal ». Boris Johnson malgré sa fougue et sa détermination a subi une série de revers, le plus marquant étant : pas de sortie de l’Union au 31 Octobre, reportée en janvier, et il a dû accepter des élections pour le 12 décembre (1).

Des manifestations il y en a eu, mais elles n’ont jamais pris un tour dramatique, même si le Parlement a été contesté, les Anglais acceptent finalement que leurs représentants fixent les règles, que ce soit Johnson ou Corbyn.


En France on parle également de démocratie, mais il n’y a plus aucun respect pour les parlementaires et leurs décisions. Elles se prennent maintenant dans la rue et de préférence avec des manifestations de violence.

L’Angleterre est coupée en deux, comme la France, mais malgré les demandes restées vaines de nouvelles élections ou d’un referendum, ce qui avait la faveur de l’hebdomadaire  The Economist, la Grande Bretagne n’a pas sombré dans la violence.  Les anglais sont saturés avec cette histoire de Brexit, mais ils respecteront la décision du Parlement et les élections du 12 décembre (2). En comparaison, la France ne serait plus une démocratie représentative ? On peut hésiter.


(1) Donald Trump avait demandé à Nigel Farage de pactiser avec Boris Johnson, c’est fait, le leader du Brexit party a accepté de ne pas présenter de candidats dans les 317 circonscriptions gagnées par les conservateurs en 2017.
(2) Dans son numéro du 2 au 8 novembre Le chroniqueur de The Economist a écrit « L’Election à venir aura de profondes conséquences pour la Grande Bretagne. Mais ne soyez pas surpris si dans un an, à partir de maintenant, le pays est toujours en train de se disputer pour savoir « comment faire le Brexit ».