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BREXIT ou pas BREXIT

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

Après deux ans de négociations entre Teresa May et l’UE, la sortie de la grande Bretagne de l’UE n’est pas réglée, la dernière réunion des 27 à Bruxelles 12 avril 2019, a surtout mis en lumière la mésentente entre la France et l’Allemagne...

 

 

... et l’hésitation des autres pays européens : rupture brutale ou en douceur afin de maintenir des relations harmonieuses entre l’Angleterre et l‘Europe. Le responsable c’est avant tout la nation anglaise, et le Parlement qui la représente.

 Au cours de ses négociations, la Première Ministre Teresa May, avait réussi à passer un accord avec le négociateur pour les 27, Michel Barnier, qui assurait la libre circulation des personnes et des biens entre l’Irlande et l’Irlande du Nord préoccupation essentielle pour beaucoup d’Anglais. Le Parlement a rejeté l’accord à plusieurs reprises, les « Brexiteurs » durs s’y opposant. Toutefois la lecture de la presse montre qu’une sortie sans accord, a la faveur d’une partie de l’opinion.

Après des discussions sans fin, la dernière réunion des 27 n’a trouvé qu’une solution, accorder un délai complémentaire jusqu’à fin octobre à Teresa May, espérant que d’ici là elle arriverait à convaincre les députés, après un rapprochement entre conservateurs et travaillistes, sur l’accord qu’elle a négocié. Pourquoi ce blocage ?  Une grande partie des anglais ne sont pas favorables à une fusion entre leur île et l’Europe, l’affirmation de Churchill « entre vous et le grand large, je choisirai toujours celui-ci… » reste d’actualité. Alors pourquoi pas une rupture totale ? c’est là que la différence entre l’approche Française et Allemande resurgit : Madame Merkel craint si ce « no deal » était mis en place que l’économie allemande : exportation de voitures, de machines- outils…supportent mal le « chaos », quant aux conséquences pour l’Europe… c’est une autre affaire.