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Fractures sociales, révoltes, violences, et après ?

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

La France a une sérieuse réputation dans ce domaine. Les révoltes, les violences n’ont pas commencé avec la révolution de 1789, elles étaient déjà nombreuses du temps de la royauté...

 

... mais aucune n’avait pris l’ampleur de la révolution française. Trop souvent, c’est encore le cas aujourd’hui, les gouvernements ne sentent pas la pression monter ou pensent pouvoir y faire face. Au retour de la chasse en mai 1789, Louis XVI apprenant ce qui s’était passé à Paris s’est écrié « Mais, c’est une révolte » « ...non Sire une révolution » lui répondait le duc de La Rochefoucauld-Liancourt, on connaît la suite.

Le 19ème siècle a été marqué en France par de nombreuses révoltes et à chaque fois par des violences, des morts et la destruction d’emblèmes publiques. On pourrait penser que ces explosions appartiennent à une époque où les contestataires manquaient d’un minimum formation civique et républicaine. Il n’en n’est rien, les évènements que vit la France actuellement le prouvent hélas.  Au contraire la violence fait partie de toutes les manifestations mais elle semble à chaque fois prendre de l’ampleur. Est-ce un mal français ? On peut le  craindre car comment peut-on comprendre cette situation après la scolarisation pendant un siècle des jeunes, leur connaissance des autres sociétés, en fait ce ne sont pas ceux-là qui constituent le fer de lance de la violence, mais encore une fois ceux qui sont délaissés, abandonnés au-delà du périphérique…

Et après, on répare, on dépense beaucoup d’argent qui aurait pu être utilisé pour ceux qui sont dans le besoin. On fait de grandes déclarations, beaucoup de conférences, de nouvelles équipes se mettent en place...et rien n’est changé ! Quand les français prendront-ils conscience que ce n’est pas la Constitution qu’il faut changer mais leur psychologie ?