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II . Brexit en mars 2019, six mois perçus comment, coté Europe…

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

Echéance dans six mois, problèmes intérieurs anglais non réglés, mais de plus en plus d’inquiétude du côté de l’UE et de certains pays européens comme la France ou les Pays-Bas...

 

...dont les liens économiques et sociaux avec la Grande Bretagne sont importants. Il faut noter toutefois qu’à part des secteurs comme le monde de la Finance ou des transports la plupart des européens n’ont pas encore pris conscience du chaos résultant d’une rupture sans accord. 

Dans sa publication du 4 octobre le Monde a recensé certains des problèmes qui risquent de se produire en l’absence d’accord pour des questions qui ne sont pas réglées comme le problème douanier entre l’Irlande du Nord, lié à la nation anglaise et la république d’Irlande souhaitant rester dans l’UE, situation qui risque de remettre en cause l’accord sur l’absence de frontière économique entre les deux territoires, avec risque d’une nouvelle guerre ? Quant au sort des expatriés ou le montant à payer pour la rupture, il semble qu’un accord soit intervenu, mais l’application se passera comment ? Toutefois certains secteurs voient avec inquiétude une situation avec un Brexit dur ou pire une absence d’accord : celui des transports confronté à des formalités douanières pour passer d’un pays à l’autre ; quid des voitures assemblées en Grande Bretagne pour leur mise en circulation en Europe ; le problème du transfert des animaux bloqués à Douvres en attente d’une visite pour raison sanitaire ; on ne peut recenser toutes les difficultés qui pourraient de présenter.

Le Général pensait que l’Angleterre n’était pas prête pour entrer dans l’UE, le Président Pompidou pensait le contraire quelques années après, il n’imaginait pas qu’un jour celle-ci préférerait le Grand Large...Que les dirigeants anglais aient  manqué d’informer sur les conséquences du référendum, c’est certain, mais Bruxelles a été incapable d’avoir une politique claire et surtout constructive. 

Encore une fois on doit mettre en cause le monde politique, ils n’ont rien vu avant le «coup de tonnerre » de 2016, mais les conséquences du Brexit seront certes importantes pour la place financière de Londres, elle s’en remettra, mais pour les populations anglaises et européennes, comment vivront-ils un chaos économique et social, mais l’idéologie avant tout...