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La pauvreté un mot qui fait peur…

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

La fin de la pauvreté, c’est à dire la possibilité d’accéder à un niveau de vie décent, de se nourrir à sa faim, de bénéficier des soins médicaux que les découvertes scientifiques nous ont mis à disposition...

 

 

...de permettre aux familles d’élever leurs enfants dans de bonnes conditions, de pouvoir s’accorder le plaisir de vivre sans craindre en permanence le chômage, la maladie et la mort.

Quand on reprend l’histoire des derniers siècles, on ne peut que constater l’existence de la pauvreté, que ce soit en Europe, en Asie, en Afrique...comme l’a constaté l’écrivain suédois Johan Norberg (1). Dans chaque pays on retrouve  toujours les mêmes strates : une couche de population aisée, une classe moyenne et une population pauvre vivant très mal, mais surtout avec le sentiment d’être vouée pour toujours à la pauvreté. Bien entendu les guerres, le désordre climatique ont toujours accentué cette situation.

En ce début de xxième  siècle, une chose semble avoir changé : avant on ne parlait pas de la pauvreté, maintenant il n’y a plus de tabou, aucun gouvernement ne peut renoncer à évoquer cette question, au moins dans les pays dits démocratiques. 

Quelles en sont les raisons : La mondialisation a permis de mieux connaître les drames de nos sociétés quel que soit le pays, le développement des moyens techniques en particulier la radio, la photo, la télévision, y compris le rôle joué par les migrations. On connaît mieux les drames et surtout le refus de leur sort par des millions de personnes. Devant cette situation et à titre d’exemple « la pauvreté frappe 13,6 % des français et 19,1 % des moins de 18 ans » (2) quelles solutions sont préconisées : mettre en place un revenu universel (3),  ou accorder des aides aux plus défavorisés (4) comme le préconise le Président Macron (petits déjeuners dans les Ecoles primaires, augmenter le nombre de crèches, formation des jeunes jusqu’à 18 ans...Bien, mais en plus des aides pour sortir de la pauvreté il faudrait un but mobilisateur, vers lequel toutes ces personnes pourraient tendre, lequel les pousserait à sortir de leur impuissance, en fait redevenir des conquérants.

( I) « Non ce n’était pas mieux avant », 4° partie, Plon éditeur ;

(2) Le Monde du mercredi 5 septembre 2018

(3) voir la note ci jointe sur le Revenu de base évoqué lors des élections Présidentielles

(4) Discours du Président Macron prononcé le 13 septembre au Musée de l’Homme, le Monde du 14 septembre 2018.