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III. L’émigration après la réunion de Bruxelles de juin 2108 ?

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

Selon la coutume Bruxelloise lorsqu’un sujet important est en discussion, on discute toute la nuit et au petit matin on trouve un compromis...

 

 

...Il en a été ainsi pour la question des migrants, mais comme l’ont souligné plusieurs chroniqueurs « un accord flou », qui ne règle rien sur le fond.

- Création de « plateformes de débarquement » en dehors de l’Union Européenne, le groupe de Visegrad (1), refusant toujours de recevoir les migrants. La Tunisie, le Maroc et la Libye refusant toujours de les recevoir ;

- Création volontaire de «Centres  Contrôlés » autour de la Méditerranée, ce qui correspond aux anciens « hot spot »,dans lesquels les migrants sont installés en attendant que leur demande d’asile soit examinée. La France a déjà fait savoir qu’elle n’ouvrira pas de centres contrôlés ;

- Les pays du groupe de Visegrad ont obtenu que la répartition des réfugiés ait lieu sur une «base volontaire», ce qui remet en cause la convention de Dublin : la demande d’asile doit avoir lieu dans le pays d’entrée, soit pour la majorité d’entre eux, l’Italie ou la Grèce, en outre la convention doit permettre une meilleure répartition de ces migrants. La modification de la Convention est toujours en discussion.

- Madame Merkel a obtenu un accord sur la limitation du passage d’un pays à un autre.

Comment cet accord pourrait-il être mis en pratique ?  On a beaucoup parlé de solidarité, mais comment endiguer ces flux migratoires, dont aucun pays ne veut prendre la responsabilité ? Pas de décision sur la mise en place d’une frontière européenne pour gérer ce flux de population, comment sera  examinée la situation entre : protection des réfugiés politiques et réfugiés économiques ?

Nous l’avons dit et répété, il faut fixer ces populations dans leur pays d’origine et leur  donner des possibilités d’emploi au lieu de les laisser partir vers une aventure à haut risque. Certains chroniqueurs évoquent le règlement signé en 2013 (2), nommé Dublin III, qui prévoit que l’examen de la demande d’asile d’un réfugié doit être faite dans le premier pays qui l’accueilli,  il est très contesté par l’Italie et la Grèce. L’accord n’évoque pas ces questions. Le Monde des 1 et 2 Juillet titre « L’accord sur les migrations se délite déjà ».

(1), le Groupe de Visegrad comprend : La Pologne, La Hongrie, La République Tchèque, la Slovaquie ;

(2), Règlement jugé inégalitaire par la Grèce et l’Italie.