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II. Migrants, demain une solution ?

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

Le problème est complexe et l’Europe a eu beaucoup de difficultés pour trouver un accord. Il est vrai que concernant cette question, elle est divisée entre la plupart des nations occidentales et le bloc de l’Est...

 

 

... la France et l’Allemagne essayant de trouver une approche commune et humanitaire. Est-ce si difficile ? Certains points semblent pourtant évidents :

- La démographie africaine n’est pas prête de changer, en moyenne quatre enfants par famille, soit un milliard d’habitants à la fin du siècle. L’Europe ne pourra pas supporter des arrivées massives de personnes pendant des années, en partie pour des raisons économiques mais surtout politiques, on le voit avec les réactions des pays toujours plus nombreux qui s’opposent à l’arrivée de ces migrants (1) ;

- Ce n’est pas en Europe ou dans des pays tiers qu’il faut développer les centres d’accueil, mais comme l’affirment de nombreux responsables, dans les pays situés avant le passage de la Méditerranée. Quant aux déclarations du Président Macron au sujet des ONG, dont le rôle n’est pas toujours aussi humanitaire qu’on le dit, il faut revoir leur rôle ;

- C’est dans leur pays d’origine que ces populations doivent se fixer, en les aidant à trouver du travail, pour les décourager au départ. Un exemple a été donné récemment dans le Monde (2), avec un article sur le « Centre de Kakuma » situé à proximité du Kenya, de l’Ouganda et du Soudan, centre qui a fait la preuve d’une activité économique et de la création d’emplois. Il faut aider les Africains, mais il faut qu’ils s’impliquent dans le développement de leurs pays, sans compte sur une Europe illusoire qui ne leur donnera que du chômage et de la misère, la création de «Hot Spots» ne peut être qu’une solution provisoire ;

Un accord entre les 28 a été trouvé à Bruxelles le 28 juin. Sera-t-il efficace, véritablement applicable ? Un commentaire sera présenté dans la note  III  « Un espoir pour les migrants et l’Europe » ?

(1) d’après les sondages, plus de 60 % des français affirment être opposés à l’arrivée des migrants.

( 2) Le Monde du 27 juin 2018.