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Quel avenir pour l’industrie française ?

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

De quoi parle-t-on ? Le terme industrie est un générique qui recouvre un grand nombre de types de productions...

 

... Peut-on comparer les usines qui produisent des automobiles ou Airbus des avions, avec ces PME qui fabriquent du petit outillage ? La  France avait des industries lourdes dans le Nord, dans l’Est et un peu dans le Centre. Elles n’ont pas pu ou pas su se mettre au standard international, la plupart ont disparu : les aciéries, le textile (nous avons depuis très longtemps renoncé à une politique industrielle), affirme Elie Cohen (1 )…celles qui ont été reprises par des groupes étrangers ne survivent pas toujours, comme l’usine Ford en Gironde ou les aciéries dans l’Est, parfois de belles réussites comme le rapprochement France-Italie (Fincantieri) pour le maritime, mais encore une fois la France n’a jamais eu d’ensemble industriel comme la Ruhr !

A notre avis il y a deux ensembles qui ne peuvent être traités de la même manière :

 - Les groupes internationaux comme l’automobile, l’aéronautique, la pharmacie, le luxe, pour lesquels les analyses de responsables dans le Club de l’économie (2), s’appliquent pleinement : améliorer la qualité des produits, réduire l’écart des coûts avec l’Allemagne…

   - Pour le reste du tissu industriel composé de petites et moyennes entreprises il faut surtout leur apprendre à se rapprocher, pour avoir des objectifs communs, avoir une meilleure connaissance des marchés surtout en international (rôle des ambassades, des conseillers extérieurs), leur faire comprendre qu’un marché n’est jamais définitivement gagné mais qu’il doit être suivi (ce que font très bien les entreprises allemandes), que les clients doivent être privilégiés, rôle que les services de l’État ne sont pas toujours préparés pour ce type d’intervention, il faudrait un corps de « Missi Dominici »...Toutes ces obligations vont de soi dans les grandes entreprises, mais il faut que les «start up » et les entreprises moyennes se convertissent à cette obligation de développement.   

(1 et2)  Le Monde du 26 janvier 2018.