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Service national obligatoire…

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

Le service militaire a été pour des millions de jeunes une obligation à laquelle ils ne pouvaient se soustraire ...

 

... d’autant que la France a dû soutenir un grand nombre de combats sur ses frontières ou dans des pays bien souvent éloignés de leur lieu de vie habituel. Sa durée a d’abord été réduite avant d’être supprimé par un Président de la République, un soulagement pour bon nombre de jeunes.

L’actuel Président veut établir un « Service National », pour garçons et filles,  d’une durée dit-on de trois à  six mois ; un groupe de travail devrait rendre ses conclusions en avril. Ce projet à peine ébauché est vivement contesté. En premier lieu la durée, trois ou six mois c’est trop ou trop peu affirment certains, «c’est un moment de rencontre entre la jeunesse de notre pays et la nation, et en partie son armée,  mais ça peut être aussi un engagement civique, national, obligatoire, universel...»(1). Ce nouveau service devrait se faire sur la base du volontariat affirment les rédactrices d’un rapport parlementaire, ce qui conduirait à des discriminations, comme au temps du tirage au sort où l’on pouvait racheter la mauvaise chance ...

En fait quelques remarques :

-  trois ou six mois c’est trop court pour créer un esprit d’intégration, sans aller jusqu’à des durées de trois ans comme ce fut le cas dans certains pays, moment où les  garçons ou filles perdraient tout contact avec la société civile, mais un an serait certainement raisonnable, ce qui permettrait un début de fusion entre les différentes populations recrutées ;

- service civique est un mot dont la teneur est vague : assistance aux démunis, aux personnes âgées, isolées...tout cela devra être précisé dans une loi par le Parlement ;

- ne pas oublier enfin que ces garçons et ces filles pourraient un jour être appelés à défendre le sol français, même si cela paraît actuellement une éventualité, mais dans le domaine international rien n’est jamais sûr...

(1) Déclaration du Président Macron le 13 février 2018.