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La dette publique continue d'augmenter…

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

On parle de la loi travail, de la lutte contre le terrorisme, ce sont des sujets très importants certes, mais la dette publique n'est pas vraiment à l'ordre du jour ou incidemment ...

 

...Il est vrai que la définition de la dette publique n'est pas évidente :

- Il y a la définition de la dette brute au sens du Traité de Maastricht qui exclut certains éléments de la dette au sens des comptes nationaux. A la fin du premier trimestre 2017 elle s'élève pour la France à 2 209,6 milliards d'euros, en hausse d'après l'INSEE de 62,3 Mds.€,  par rapport au dernier trimestre 2016, soit 98,9 % du PIB ;

- La dette publique nette est différente selon l'INSEE (dette publique brute moins les actifs exigibles) et EUROSTAT (dette publique brute moins la totalité). A la fin du premier trimestre 2017 la dette publique brute augmenterait de 62,3 Mds d'euros ce qui correspondrait à 98,9%du PIB, la dette nette n'augmenterait que de 24,8 Mds d'euros. Dans tous les cas on est proche de 100%du PIB !inquiétant non ?

-Les dettes des administrations publiques locales et des organismes divers d'administration centrale diminuent de 1,2 Md €, les communes de 0,8 Md, les départements de 0,7 Md €, et les syndicats de communes de 0,1 Md €, par contre l'endettement des régions augmenterait de 0,4 Md €.

- Quels sont les  détenteurs de cette dette : pour 64 % des non résidents, les assurances françaises 19 %, les établissements de crédit français 10 %, OPCVM et autres français 7 % (d'après Le Trésor, rapporté par le figaro).

La France n'est pas le seul pays dans cette situation : d'après Eurostat la dette pour la Grèce représenterait 177 % de son PIB, pour l'Italie 132 %, pour le Portugal 130 %, pour le Japon 230 %...Ces chiffres ne justifient rien, pour le moment la France bénéficie sur le marché de taux bas, jusqu'à quand ? Le gouvernement, essaie, semble-t-il de rembourser une partie de cette dette, mais il faut que les français soient conscients de l'effort à faire, si l'on veut éviter l'effondrement du système monétaire à moins que ce ne soit la génération suivante qui paiera ? Si les français pensaient qu'il suffisait de mettre en place de nouvelles équipes ils se trompaient, en économie les miracles n'existent pas.