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Sauver l'Europe …selon les anglais

Article de M. Roland Walter - ancien Professeur associé à Dauphine, intervenant à l'ESSEC

Le thème est à la mode, en particulier en France avec les élections présidentielles. Deux positions s'opposent ...

 

...: sortir de l'Europe et de la zone Euro avec un retour au franc ou un retour au franc avec mise en place d'une monnaie commune ; pour d'autres candidats on conserve le principe de l'Union européenne et de l'Euro, mais de nombreux points devront être renégociés avec une gouvernance de la Zone Euro. Beaucoup d'inconnues à ce jour, sauf la position des français déçus par la politique de Bruxelles, sa lourdeur, son inefficacité, les problèmes importants n'étant pas traités.

Malgré le Brexit, les anglais continuent de s'intéresser aux problèmes de l'Europe en particulier certaines revues comme « The Economist » (25 mars 2017), lequel n'était d' ailleurs pas favorable à la sortie de l'UE. Dans un article, la revue suggère un moyen pour sauver l'Europe, après avoir rappelé que celle-ci subit actuellement des pressions internes, mouvements populistes ou anti-européens comme le front national en France, mais également des pressions externes comme l'immigration, ou la politique de certains dirigeants, ainsi celle de Vladimir Poutine ou de Donald Trump.

Comment y faire face : The Economist propose un système plus flexible à plusieurs niveaux (multi-tiers system), c'est à dire une politique commune ouverte à tous les pays membres ou non, qui permettrait à chacun de participer selon les questions qui le préoccupe, en conservant la possibilité de passer d'une participation  à une autre, ce que le chroniqueur définit comme « un menu à la carte et non pas à prix fixe», ce qui se pratique déjà avec la Suisse ou la Norvège.

Ce ne sont pas les traités, mais l'état d'esprit des Eurocrates, qu'il faut changer. En fait les pays membres de l'UE  souhaitent surtout une adhésion de tous sur la défense, la fiscalité ou le bien être. Proposition séduisante sur certains points, qui reste bien dans la ligne libérale anglaise, à savoir un grand marché ouvert à tous, mais surtout sans contrainte de nature fédérale. On est loin d'une politique avec un accord commun sur les questions urgentes posées à l'Europe, comme le voudrait une bonne partie des Européens.

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